Depuis toujours, le son m’a toujours fasciné.
Le son, l’ambiance sonore, comment un son, un bruit familier ou étrange, une simple mélodie d’un piano dans une rue peut transformer une ambiance, un ressenti.
Depuis toujours, je me disais : il faudra que je fasse ce truc. Ce truc : enregistrer des sons du quotidien. Mais pas n’importe quels son. Pas des sons façon Nature et Découverte. Ou plutôt si, façon Nature et Découverte mais à l’opposé. Plutôt que de chercher des sons dépaysants, réconfortants, chercher des sons très urbains, très classiques et les enregistrer comme si justement on cherchait le dépaysement.
Comme une sorte de bruit blanc.
L’an dernier j’ai fait l’achat d’un ZOOM H1 essential, un Dictaphone premier prix mais qui a d’honnête performance pour qui se lance dans le « Field Recording » (oui la discipline à un nom). J’ai aussi fait l’acquisition d’un H5, très solide, très recommandé.
La semaine dernière, j’ai testé dans Bordeaux quelques enregistrements, selon mes choix : ce son urbain, capté au hasard d’une flânerie. J’ai marché au travers du marché du Capucin, dans le brouhaha, en plein midi. De tous les enregistrements que j’ai fait ce jour, c’est mon préféré : on entend des bribes de conversations, des serveuses, des langues de toutes nationalités, des verres qu’on range.
Bien sûr, il y aura d’autres améliorations à faire, en matière d’enregistrement et de mixage. Mais, j’ai l’impression que cette idée que je portais depuis plus de 25 ans, ça y est, je suis en train de la réaliser.
